Entre les Marchands en réputation pour le même fait, sont les Sieurs Rabeau, rue de la Corne : du Gas, vieille rue du Temple : Mars, carrefour des trois Maries ; et Lafond, près l’Hotel d’Angoulesme.

La veuve Robillon, Carrossiere au fauxbourg saint Michel, nettoye parfaitement bien les Carosses et Chaises[18].

[18] « On trouve tous les dimanches et fêtes, dit l’édit. de 1691, p. 51, et encore tous les mécredis et samedis, des charrettes couvertes à la porte de Saint-Denis, qui mènent aux villages circonvoisins. — On trouve en tous temps aux environs du Pont-Royal, des batelets couverts qui conduisent où l’on veut à la descente de la rivière. » A la porte Saint-Denis le « passage du bois de Boulogne » doit son nom aux voitures qu’on y prenoit pour cette promenade.

PASSETEMPS
ET MENUS-PLAISIRS.

Le Théâtre du Palais Royal[1], où sont representées les Tragedies, les Pastoralles et autres Piéces en Musique, est ouvert pour toutes les representations les Mardis, les Vendredis et les Dimanches, et encore les Jeudis, lors qu’il s’agit de Pièces nouvelles[2].

[1] L’Opéra, qui occupoit dans l’aile droite du palais, du côté où s’ouvre aujourd’hui la rue de Valois, la salle que Richelieu avoit fait bâtir pour les représentations de sa Mirame, et qui avoit ensuite servi de théâtre à Molière. C’est à sa mort que Lulli se l’étoit fait donner par le roi.

[2] « Lors qu’une pièce commence à vieillir, le théâtre est fermé les jeudis. On paye à la porte un louis d’or pour les places des premières loges, un demi-louis pour celles des secondes, et trente sous pour celles du parterre et du second amphithéâtre. » Edit. 1691, p. 8.

Les Livres du sujet se vendent à la porte du Théâtre trente sols en paroles seulement, et en partition onze livres en blanc[3], et douze livres dix sols reliez[4].

[3] C’est-à-dire brochées.

[4] « Un louis d’or reliez en basane, ou douze livres dix sols reliez en veau », p. 9.