Le Sieur le Febvre, sur le quay de la Mégisserie, a un grand assortiment de graines et oignons de Jardins[26].
[26] Lister, ch. X, ad finem, nous parle de ce M. Lefebvre « le marchand de graines », qui avoit, en outre de sa boutique du quai, où le même commerce se fait encore, un fort beau « jardin fleuriste. » Ses tulipes étoient particulièrement superbes : « Il en avoit, dit-il, une grande et belle collection, beaucoup de panachées et d’une grande variété. »
On vend des pots de terre à ances bronzez et dorez pour l’ornement des Jardins, chez le Sieur du Vivier, grande rue du Fauxbourg saint Antoine, à l’entrée de laquelle on vend d’ailleurs des caisses peintes en fayances.
Chacun peut faire fabriquer à son gré des pots de fayance pour les Jardins à la Fayancerie de saint Cloud.
Ceux qui sont emaillez en violet et tachetez de blanc, viennent de la Fayancerie de Roüen[27].
[27] Il sera parlé plus loin de cette fayencerie, ainsi que de celle de Saint-Cloud.
TAPISSERIES[1]
ET MEUBLES ORDINAIRES.
[1] Le Sicilien, dont la lettre sur Paris fut traduite dans le Saint Evremoniana, s’étonna de voir des tapisseries partout, sur les murailles des chambres. « C’est un usage général, dit-il, comme en Italie de les embellir par des sculptures. »
Il y a un magasin de Tapisseries de Flandres[2], rue du petit Lion[3], et un autre pour les Tapisseries de Beauvais[4], rue de Richelieu.
[2] Tapisseries de haute lisse — c’est-à-dire faites sur un métier perpendiculaire — et à personnages ou à verdures. Les ouvriers flamands que Henri IV avoit fait venir en 1603, avoient perfectionné ce genre de fabrication aux Gobelins, où ils avoient été établis.