[3] « Derrière l’hôtel de Bourgogne. » Edit. 1691, p. 35.

[4] « Au milieu de la rue de Richelieu. » Id. — La manufacture de Beauvais étoit une création de Colbert, en 1660. Les ouvriers flamands, qu’il y avoit établis, y travailloient en haute lisse comme aux Gobelins.

Les Marchands Forains qui negotient les Tapisseries d’Aubusson[5], sont rue de la Huchette et aux environs.

[5] Elles étoient de basse lisse, c’est-à-dire faites sur un métier horizontal. Fabriquées par des femmes, et avec des laines moins fines, le bon marché en rendoit le débit bien plus général que celui des tapisseries de Beauvais. Le tarif des douanes de 1664 et années suivantes le prouve.

M. Dansvüiche[6], carrefour sainte Opportune, fait commerce en gros de Bergames[7] et Tapisseries de Rouen, façon de Hongrie[8].

[6] Son nom est écrit « D’Answihc » dans l’édit. précéd. — C’étoit certainement un flamand.

[7] Les bergames étoient un mélange de laine et de bourre de soie que l’on teignoit ordinairement en gris ou en rouge.

[8] On en faisoit aussi à Paris. Elles étoient fabriquées avec de la tonture ou tontisse de laine. C’est de là que les premiers papiers peints, qui remplacèrent les tapisseries, en les imitant de leur mieux, furent appelés des papiers-tontisses.

Les Tapisseries Bergames, Damas-Caffart[9], petites Etoffes, Satin de Bruge[10], Taffetas des Indes et diverses etoffes à faire du meuble, se vendent en détail et en diverses boutiques et magasins près l’aport de Paris.

[9] Sorte de damas, dont la trame étoit de fil, et les chaînes de soie. C’étoit une étoffe « légère, commode et de grand débit », qu’en 1604, un marchand de Troyes demanda au Roy de fabriquer dans son pays avec privilége. (Archives curieuses, 1re série, t. XIV, p. 232.)