[10] Sorte de damas-caffart, mais avec une rayure différente, et qui se rapprochoit aussi beaucoup du satin de Chine. Le marchand de Troyes, cité dans la note précédente, demanda aussi à fabriquer de ces satins de Bruges, en 1604.

Les Marchands Tapissiers renommez pour les meubles magnifiques, sont entre plusieurs autres Messieurs Bon l’ainé, Tapissier du Roy, rue Tictonne ; Bon le cadet, Tapissier de Monsieur, rue aux Ours[11] ; Barelle, à Luxembourg ; Montonnet, Cellier et Mendron, rue Michel le Comte[12] ; Bernier et Malet, rue des Bourdonnois, etc.

[11] « Les sieurs Le Bon frères, fameux tapissiers, demeurant rue aux Ours et rue Platrière. » Edit. 1691, p. 36. — Leur vrai nom étoit, en effet, Le Bon. C’est ainsi que l’aîné, Louis, est nommé dans l’Etat de France de 1692, p. 179 et 682, en qualité de tapissier du Roi pour le trimestre d’avril, et de tapissier ordinaire du duc de Bourgogne. Coulange le nomme dans sa chanson sur Un vieux lit de famille, p. 72 de son Recueil, mais c’est Bon qu’il l’appelle pour la mesure du vers :

Autant de modes que d’années,

Aujourd’hui le tapissier Bon,

A si bien fait par ses journées

Qu’un lit tient toute une maison.

Ces énormes lits des frères Le Bon étaient célèbres. V. le Mercure galant, t. III, p. 300.

[12] C’est le fils de ce Mandron, tapissier comme lui, mais Vieille rue du Temple, qui créa chez lui le théâtre de société, d’où sortit Lekain. Mandron lui-même y jouoit « les rois ». V. une lettre de lui dans le Journal de Paris, 1er mars 1778, p. 238.

Messieurs Cussy aux Gobelins, Boulle aux galeries du Louvre[13], le Febvre, rue saint Denis au Chesne vert[14], etc., travaillent par excellence aux meubles et autres ouvrages de marquetterie.