[12] « On vend des Truffles, rue Serpente, au Messager de Toulouse. » Edit. 1691, p. 111.
Le Sieur Chaillou, rue de l’Arbre sec ; de Rere, rue Dauphine, et Regnault au Jeu de Metz, sont renommez pour le bon Chocolat et pour le Caffé en graine et en poudre.
On vend un Traité curieux du Thé, du Caffé et du Chocolat, chez la veuve Nion, quay de Nesle[13].
[13] C’est le traité cité plus haut à l’art. Librairie. Il est de Blégny, lui-même, qui ne manque jamais l’occasion de rappeler ce qu’il a fait.
Les Sieurs Huré, place Dauphine[14], et Letgüyüe, rue Dauphine, sont renommez pour les bons melons.
[14] Son article est plus curieux dans l’édit. précéd., p. 29 : « le sieur Huré, marchand de melons, à qui l’on peut avoir toute confiance en payant un bon melon ce qu’il vaut, a tous les ans sa boutique à l’entrée de la place Dauphine. »
Le Sieur Luquet, rue saint Denis, devant la rue du petit Lion, fait et vend des carafons de liege fort legers et fort propres pour rafraichir les liqueurs à la glace[15].
[15] On appeloit alors carafons les seaux qu’on remplissoit de glace pour y faire rafraîchir le vin en bouteilles. Il avoit été fort ingénieux d’y appliquer le liége à cause de sa porosité. C’étoit, avec une tout autre matière, le système des alcarazas espagnols, où cette porosité entretient la fraîcheur par l’évaporation. La glace, dans ces seaux de liége, qui, d’ailleurs, sont encore d’usage, se conserve plus longtemps que dans les autres.
Le Sieur Joubert, qui demeure au quartier de la Croix du Tiroir, rue des vieilles Etuves, à l’enseigne du Soulier d’or, vend des Olives et des Anchois[16] à juste prix pour les Cabaretiers et Aubergistes.
[16] On s’en fournissoit depuis longtemps à Nice, Cannes, Antibes, etc. Olivier de Serres, Théât. d’agricult., 1605, in-4o, p. 660, parle de « barrils d’anchoies (sic) » qui en venoient.