Il y a un magasin de Pistaches[17], rue Bourlabé, chez Madame Nave.

[17] Les pistaches du Levant étaient en vogue depuis le XVIe siècle. V. A. Paré, Liv. XVIII, ch. 43. On en faisait d’excellentes dragées.

Pour le sucre et autres denrées domestique, voyez ci-après l’article d’Epiceries et denrées domestiques.

PANNETERIE ET PATISSERIE.

Entre les Patissiers renommez pour la patisserie, sont les Sieurs le Coq, rue de l’Université, quartier saint Germain[1] ; le Hongre, rue saint Antoine, près les Jesuites ; Mignot, rue de la Harpe[2] ; Berthelot, rue saint Louis du Palais ; Luce, près les Basions Royaux[3] ; Sonnet, près saint Roch ; Bouliet, rue des Déchargeurs ; Gravier, à l’entrée de la rue saint Antoine ; la veuve Langlois, à la Bazoche, rue saint André[4], et pour ce qui regarde les Biscuits, Macarons, Craquelins, Massepains, Cornets, voyez l’article precedent.

[1] Dans la 1re édit., il est donné, p. 27, comme ayant « une grande réputation pour toutes sortes de patisseries. » Puis on lit à la suite : « Ainsi en est-il du sieur Flechmer, rue Saint-Antoine, au coin Saint-Paul, celuy-ci fait un grand débit de fines brioches que les dames prennent chez luy en allant au Cours de Vincennes. » — Les marguilliers de Saint-Paul, avec lesquels, en bon voisin, il s’entendoit, lui faisoient commander tous les pains bénits de la paroisse. Ils en avoient une part du profit, ou tout au moins une paraguante, comme on appeloit alors le pourboire. Marigny, après leur avoir dit, dans son poëme du Pain Bénit, qui parut en 1673, tout ce qu’il y avoit de scandaleux dans leurs exigences pour que le gâteau fût bien large, bien épais, « bien étoffé », ajoute :

Encor ne pouvez-vous souffrir

Que le pain que l’on doit offrir

S’achète ailleurs qu’en la boutique

De Fléchemer, qui pour l’argent,