M. Hénault, ruë du Boulloy[33].

[33] Jean-Remi Henault, père du président si célèbre, selon Voltaire, par ses soupers et sa Chronologie. Il avoit, suivant son fils (Mémoires, p. 4), toute la confiance de Pontchartrain. Il n’eut pas moins celle de Chamillard, qui lui abandonna le détail des Fermes, et l’auroit fait, pour peu qu’il y eût consenti, secrétaire d’Etat de la Guerre. Ce que le président n’ajoute pas, c’est que sous la Régence, son père avoit des comptes à rendre. La taxe alloit le frapper quand il la devança, en faisant la part du feu. Il avoua 2,500,000 francs de biens, plus 500,000 donnés à son fils et pareille somme à sa fille, Mme de Jonsac. En abandonnant un million, au lieu de 1,250,000 livres qu’on vouloit d’abord, il fut tenu quitte, avec le profit de passer pour fort habile, grâce à ses propositions faites d’avance. (Journ. de Dangeau, 6 octobre et 5 décembre 1716.)

Fermiers Généraux des Aydes et Domaines de France et Droits y joints, comme cautions de M. Christophle Charrier[34] preneur.

[34] « Charriere. » Edit. de 1691, p. 7. C’est le vrai nom. Le bail des aides et domaines, fait en même temps que celui de Domergue, dont nous avons parlé plus haut, ayoit été adjugé moyennant vingt-sept millions : pour les aides, vingt-et-un ; pour les domaines, six.

M. Logeois, ruë de l’Université[35] à Saint-Germain des Prez.

[35] « Rue Jacob. » Ibid. — Il étoit fils du receveur des consignations du Châtelet, ce qui ne l’empêcha pas de se faire appeler M. d’Imbercourt, quand il eut acheté la seigneurie de ce nom. Sa fille, mariée d’abord au riche traitant La Popelinière, épousa en secondes noces le maréchal de Tourville, à qui elle apporta, en outre de ce que lui avoit laissé son premier mari, 200,000 livres que lui donna son père. (Journ. de Dangeau, 15 janvier 1690.) Laugeois, suivant les Clés, seroit le Chrysippe de La Bruyère.

M. Dapougni, ruë Bar-dubec[36].

[36] Un des traitants les plus riches et les plus intraitables. C’est lui, suivant Richelet (Recueil de Lettres, t. I, p. 410, note), qui harcela le plus vivement Patru pour quelques dettes, et qui l’eût fait mettre au Châtelet, si Boileau ne l’eût tiré de peine.

M. Robert, ruë Neuve Saint Eustache[37].

[37] Il avoit commencé par être payeur des gages du Châtelet. Il parvint par l’intendant d’Armenonville, dont Gilbert, son neveu, fils du riche drapier, à l’enseigne des Rats, étoit le beau-frère.