Les Planchers d’ais de chêne d’un pouce d’épaisseur en œuvre assemblez à raineure et languette, mis en place sur lambourdes de 3 à 4 pouces de grosseur espacées de 12 à 15 pouces de milieu en milieu, la toise carrée 12 à 13 liv.
Les Planches d’ais[13] de chêne d’un pouce et demi d’épaisseur avec les conditions precedentes, la toise carrée 15 à 16 liv.
[13] « L’ais », comme on voit, n’étoit pas la planche, mais la feuille de bois dans laquelle on tailloit la planche.
Les Cloisons[14] d’ais de chêne de 15 lignes d’epaisseur en œuvre dressées et rabotées des deux cotez, assemblées à reineures et languettes[15] avec coulisses par bas, et par haut, et avec poteaux et linteaux de 3 à 4 pouces de grosseur au droit des portes qui seront compris dans le prix cy-après 15 livres la toise carrée.
[14] Les cloisons ne se faisoient pas encore avec des briques et du plâtre, mais seulement en bois ; aussi les appeloit-on, selon Félibien, p. 531, pans de bois ou colombages. Richelet les définit ainsi : « Séparation qu’on fait par le moyen de quelque charpenterie dans quelque chambre et autre lieu de la maison. »
[15] Par la languette, on assujettissoit « l’ais » dans la rainure.
Lesdites Cloisons rabotées d’un seul coté 14 liv. la toise carrée.
N’étant point rabotée 12 liv.
Les Cloisons d’ais de chêne d’un pouce et demi d’epaisseur avec les qualitez précedentes, la toise carrée 18 liv.
Rabotées d’un coté 16 liv.