[8] Presque tous étoient du Dauphiné ou de la Savoie. On les y appeloit bizordi, et chez nous bisouart, à cause de leurs habits de grosse étoffe bise.
Les Marchands de Soyes qui vendent en gros et en détail, sont au quartier de la rue saint Denis et de la rue Briboucher[9], par exemple, Mrs Vince[10], du Courroy, etc.
[9] Le peuple prononçoit et prononce encore ainsi le nom de la rue Aubry-le-Boucher.
[10] C’est le même que nous avons vu tout-à-l’heure appelé De Vins au chapitre des [Étoffes].
Le Sieur Avalon qui demeure dans le Temple, tient magasin de petits Miroirs pour les Colporteurs[11].
[11] Le Temple, comme l’enclos de Saint-Jean de Latran, étant lieu de franchise, les magasins où les colporteurs venoient s’y fournir, pouvoient vendre à meilleur compte que partout ailleurs.
Les Coffres et Miroirs d’écaille tortue[12] se fabriquent rue saint Denis joignant le Coq croissant[13].
[12] Lisez « de tortue », correction des plus simples, et que Liger, copiste de ce volume, n’a cependant pas faite pour le sien. A la page 360 du Voyageur fidèle, il répète la faute.
[13] Le commerce des miroirs étoit alors le plus en vogue. Le Sicilien, dont nous avons déjà cité la lettre, nous en donne la raison : « les rubans, dit-il, les miroirs et les dentelles sont trois choses sans lesquelles les françois ne peuvent pas vivre » ; et un peu plus loin : « ceux qui ne sont pas françois ne peuvent souffrir que les hommes se peignent publiquement dans la rue, et que les dames portent toujours un petit miroir à la main. »
Les Joyaux d’Orfeverie au tour, qui se vendent, par les Merciers du Palais, sont très proprement fabriquez par le Sieur Gorin, rue saint Louis de la Cité[14].