[14] « Rue Saint-Louis, quartier du Palais. » Édit. de 1691, p. 22.

Pour les autres ouvrages d’Orfeverie, de Pierreries et de Perles, qui se vendent par les Merciers Jouailliers, voyez l’article qui en traite.

Mademoiselle Richard près l’Echelle du Temple[15], fait et vend des Ecrans d’une beauté singulière.

[15] L’ancienne échelle patibulaire, marque de la haute justice des Templiers. Elle étoit placée au coin des rues du Temple et des Vieilles-Haudriettes. Quelques étourdis de la noblesse du Marais l’avoient brûlée un soir d’hiver, en 1649, ce qui avoit inspiré à Blot une amusante complainte qu’on peut lire dans le Recueil Maurepas, et dont l’air fut long-temps célèbre.

David Laurent et David l’Escuyer qui apportent des Marchandises de Diepe[16], logent à Paris, rue Bourlabé au Lion d’or.

[16] C’est-à-dire toutes sortes d’objets d’ivoire et de corne sculptés, ou faits au tour : « Dieppe, dit Piganiol, est peut-être le lieu du monde où l’on travaille le mieux l’ivoire et la corne. On y fait des ouvrages d’une délicatesse étonnante, et il n’y a guère de gens plus adroits à manier le tour que les Dieppois. » Nouveau Voyage de France, t. II, p. 332.

Les Sieurs Gaudet, le Clerc et du Val rue d’Arnetal[17], vendent en gros les Rubans étroits qu’on nomme nompareilles[18].

[17] Aujourd’hui la rue Grenetat, dont le nom n’est peut-être qu’une altération de celui-ci.

[18] « Sorte de petit ruban fort étroit », dit en effet Richelet. On en bordoit les galons ou galants :

Le beau galant de neige avec sa nompareille