que le Gros René du Dépit amoureux rend à Marinette, s’explique ainsi.
Les Jouailliers forains de saint Claude[19] logent rue Bourlabé au Lion d’argent.
[19] Ces joailliers de Saint-Claude, dans le Jura, venoient vendre à Paris les menus objets de buis fabriqués dans leurs montagnes : « les ouvrages de buis, dit Hesseln, sont le principal commerce de Saint-Claude. On y travaille fort bien en ce genre. » (Dict. univ. de la France, t. VI, p. 45.) — Aujourd’hui la « joaillerie de Saint-Claude » se vend et se fabrique aussi : rue Saint-Martin, rue Folie-Méricourt, rue Turbigo, etc.
Les Jouailleries enfantines pour les Foires[20], se font et se vendent chez les Sieurs Prevost rue saint Martin devant la rue aux Ours, et Favre, rue saint Denis devant les Filles Dieu.
[20] On appeloit ainsi ces petits ménages d’enfants faits d’étain commun ou de plomb, et aussi quelquefois d’argent. On sait combien la petite Françoise d’Aubigné, élevée à la prison de Niort, regardoit avec envie le ménage d’argent de la fille de son geôlier.
La veuve Caré même rue, et la veuve Poisson à la Pierre au lait[21], font commerce de cette sorte de Marchandises, et vendent d’ailleurs toutes les sortes de Boetes d’Allemagne peintes et en blanc, de Caffé et autres.
[21] Elle est seule nommée dans l’édit. précédente, p. 21 : « la veuve Poisson, marchande à la Pierre au Lait, tient magasin de toutes sortes de boëttes d’Allemagne, de sapin et de bois blanc, peintes et non peintes. » On en fait encore de pareilles dans la Forêt-Noire et à Spa.
Il y a un magasin de Jartieres de soye rue d’Arnetal au Signe de la Croix[22].
[22] La renommée des jarretières de Paris étoit encore la même soixante ans après, lorsque Voltaire écrivoit à Madame de Fontaine, le 26 janvier 1758 : « Madame Denis a cru qu’on ne pouvoit avoir une jarretière bien faite sans la faire venir de Paris, à grands frais. »
Les bonnes Epingles et les fines Eguilles se vendent rue de la Huchette à l’Y[23], et près la Croix du Tiroir à la Coupe d’or.