Jean Galloys, ancien abbé de St Martin de Cores[231], rue Fromentelle derrière le Collège Royal[232].

[231] V. la liste précédente, p. [287].

[232] C’étoit bien loin de la rue Vivien, où nous l’avons vu en 1676 ; mais après la mort de Colbert, devenu professeur de grec, puis inspecteur au collège Royal, il avoit dû déménager jusque là. Il y mourut le 19 avril 1707, à soixante-quinze ans.

1674. Pierre Daniel Huet[233], ancien Evesque d’Avranches[234], à la Maison professe des Jésuites, rue St Antoine[235].

[233] V. la liste précédente, p. [287].

[234] Nommé à l’évêché de Soissons, en 1685, il l’échangea avec M. de Sillery pour celui d’Avranches, dont il se démit après l’avoir occupé dix ans.

[235] En 1691, il leur avoit légué sa bibliothèque et s’étoit ainsi créé des droits à devenir leur hôte. Malheureusement, le don qu’il leur avoit fait fut détruit en grande partie deux ans après, lorsqu’il étoit encore à Avranches, par l’écroulement de la maison qu’il louoit à Paris depuis douze ans, pour que sa bibliothèque y fût en dépôt : « la maison qui la renfermoit, écrit d’Alembert, t. III, p. 475, étoit placée au faubourg Saint-Jacques sur des carrières qui s’entrouvrirent. » V. à ce sujet une pièce de Santeul dans ses Poemata.

1678. Pierre Nicolas Colbert, archevesque de Rouen[236], à l’hostel Colbert, rue Neuve des Petits Champs[237].

[236] Fils du grand ministre, il avoit dû à l’influence de son père d’être nommé de l’Académie en 1678, à la place de Jacques Esprit, lorsqu’il n’avoit encore que vingt-quatre ans. C’est Racine qui le reçut, et d’Alembert pense, avec raison, je crois, qu’il fit les deux discours.

[237] C’est l’hôtel de son père. Il y possédoit une bibliothèque du meilleur choix, quoique très nombreuse. Santeul en a fait l’éloge dans ses Poemata. Nicolas Colbert eut l’abbé Fraguier pour successeur à l’Académie, en 1708.