1679. Louis Verjus, comte de Crécy, conseiller du Roy en ses conseils, rue de Richelieu[238].
[238] Il fut reçu de l’Académie en 1679, n’ayant de titres que ses ambassades. En 1710, Ant. de Mesmes lui succéda.
1682. Louis de Courcillon de Dangeau[239], abbé de Fontaine Daniel[240], place Royale[241].
[239] Frère du marquis, nommé plus haut, p. 284, 290. Il remplaça l’abbé Cotin, en 1682, et fut remplacé lui-même par le comte Fleuriau de Morville, en 1723.
[240] C’étoit un bénéfice simple, l’abbé n’en ayant pas voulu d’autre, afin de pouvoir mieux s’occuper des lettres.
[241] Il y logeoit dans l’hôtel de son frère, où il tenoit tous les mardis des conférences littéraires et grammaticales, dont il a été parlé plus haut, t. I, p. 128, note 2.
1684. Nicolas Boyleau Despréaux[242], cloistre Notre Dame[243].
[242] Le satirique s’étoit fait trop d’ennemis pour arriver de bonne heure à l’Académie. Lorsque tant d’autres étoient reçus de vingt-cinq à trente ans, il ne le fut, lui, qu’à plus de quarante-huit ; encore fallut-il presque un ordre du Roi. Il remplaça Bazin de Bezons, en 1684, et eut pour successeur, en 1711, le maréchal d’Estrées.
[243] Il y habitoit depuis longtemps, mais en 1699 il y avoit pris, derrière Notre-Dame, à la pointe de l’Ile, un autre logement que celui qu’il avoit occupé d’abord : « il est, écrit son ami Vuillart, le 9 juillet, occupé d’un déménagement. Il quitte le logis du cloître Notre-Dame, où il étoit près du puits, pour un autre qui a vue sur le jardin du Terrain. » C’est là qu’il mourut.
1685. Thomas Corneille[244], rue St Hyacinthe, près les Jacobins de la rue St Honoré[245].