Dur, e, adj.—Cela me tombe dur, pour cela m'est dur, m'est pénible, me contrarie, est un flandricisme.
2. Ne dites pas: il est si dur avec ses domestiques; dites, ... envers ses domestiques ou à l'égard de ses domestiques.
Durant.—Cette préposition se place quelquefois après le mot qu'elle régit: il a six mille francs de pension sa vie durant (et non durante); six ans durant (et non durants).
2. Durant que, n'est pas français; dites pendant que ou tandis que, selon le sens.
Dussai-je, n'est pas français; écrivez et prononcez dussé-je, puisqu'on dit que je dusse, que tu dusses.
Duumvir, s. m., magistrat romain; prononcez duom'vir; item duumvirat.
[E]
E.—L'e muet doit conserver son son naturel dans la prononciation; c'est donc une faute grossière de le prononcer comme un è ouvert; dites, petit, peser, peler, lever, le livre, brevet, cerise, demander, etc., et non pètit, pèser, pèler, lèver, lè livre, brèvet, cèrise, dèmander, etc.
2. L'é fermé, suivi d'un e muet, se prononce très-long; il faut donc bien se garder d'intercaler dans la prononciation un i ou un y entre l'é et l'e: fumée, aimée, blâmée, levée, etc.; prononcez fumé, aimé, blâmé, levé (é très-long pour le distinguer d'un é isolé ou du masculin, par exemple, fumé, aimé, etc.); mais ne prononcez pas: fuméïe, aiméïe, blâméïe, levéïe.
3. E pour ai, dans le verbe faire et ses composés; quoiqu'on écrive très-bien je ferai, je ferais, écrivez cependant, faisant, nous faisons, je faisais, bienfaisant, bienfaisance, et prononcez cet ai comme un e muet.