Pique-assiettes, n'est pas français; dites piqueur d'assiettes, piqueur de table ou écornifleur, pour désigner celui qui cherche à manger aux dépens d'autrui.
Piqûre, s. f., petite blessure que fait une chose ou un animal qui pique: écrivez piqûre (avec un accent circonflexe) et non piqure.
Pire, Pis.—Pire, adj. comparatif de mauvais, (plus mauvais); au superlatif on dit le pire (le plus mauvais).—Pis, adv. comparatif de mal (plus mal); le superlatif est le pis.—Servez-vous de pire, lorsque, en reversant le sens de la phrase, vous diriez meilleur, et de pis, si c'est mieux que vous emploieriez:—tant pis (tant mieux); il va de mal en pis (en mieux); le pis (le mieux) que j'y trouve; il est bien pire (bien meilleur) qu'il n'était; de deux maux, il faut éviter le pire (le meilleur); ils sont pis que (mieux) jamais ensemble.
2. On ne dit pas: plus pire, plus pis, pas plus qu'on ne dit plus meilleur, plus mieux.
3. On ne fait sentir l's de pis que devant une voyelle: au pis aller; qui pis est.
Piteux, euse, adj., qui excite la pitié, un spectacle piteux, une mine piteuse.—Ne dites pas pitieux.
Pitié, s. f., compassion pour les peines d'autrui; ce mot ne s'emploie pas au pluriel.—On écrit grand'-pitié ou grande pitié dans cette locution: c'est grand'-pitié ou grande pitié. (Acad.)—Prononcez piti-é et non pit-chié.—Voyez [ti] et [di].
Place, s. f.—On doit se servir du mot pièce, lors qu'on parle des différentes parties d'une maison: son appartement est composée de tant de pièces (et non de places); le salon est la plus belle pièce de la maison; la seconde pièce; la salle ou la pièce à manger (et non la place).
2, Ne dites pas, à la place ou en place d'étudier, il joue; dites, au lieu d'étudier, il joue.
3. Ne dites pas: Messieurs, mettez-vous à place; dites, en place.