Qui ont pris des coupons de l'Emprunt, et porté leur or au Trésor, sans espoir de le revoir jamais.
Qui n'ont pas recherché un brassard, ni un accoutrement, ni une occupation de guerre.
Qui, sous des prétextes fallacieux, n'ont pas essayé de voir le front, mais qui, avec sérénité, ont attendu ou créé la chose qu'ils pouvaient faire avec compétence.
En attendant que l'humanité redevienne humaine—le rester; garder un équilibre civil et personnel, dans le désarroi et l'ennui, est faire acte de bon citoyen, ce qui, égalant une croix de fer ou de bois, est une distinction en soi.
«Gloire à notre France immortelle,
Gloire à ceux qui sont morts pour elle,
Aux martyrs, aux vaillants, aux forts,
A ceux qu'enflamme leur exemple,
Qui veulent place dans le Temple.
Et qui mourront comme ils sont morts.»
Monotonie de l'héroïsme, prestige de l'uniformité...
Ne sortiront-ils jamais de ce cercle de mort que chaque génération lègue, sous forme de service militaire, à la génération suivante?
Marraine d'un inconnu? J'aurais trop peur de ne pouvoir le négliger comme un ami.
Une jambe ou un bras de moins est devenu un insigne moral,—on les reconnaît par ce qui leur manque.
Ne reculons pas avec notre temps. Il ne suffit pas que les réalités soient pour avoir raison.