«Comme la race ne semble pas en danger immédiat de périr, je le laisse à ceux qui l'aiment.»
D'ailleurs on pourrait presque ériger en proverbe: prolifique comme un inverti, vu le nombre d'enfants que nombre de ceux-ci infligent à leurs épouses. En revanche «ces dames de l'île» n'apportent au mariage qu'un ou deux exemplaires humains—normaux et fort bien réussis généralement.—La nature voulant affirmer sans doute par celles-ci et ceux-là ses inébranlables capacités d'équilibre et loi de compensation.
Si j'ai choisi mes exemples plutôt dans la littérature, c'est que les êtres doués d'expression se racontent avec plus de subtilité et d'étendue, et dans une forme plus acceptable.
La légende nous a fait connaître: Alexandre le Grand, Parménion, Aristogiton et la fidélité inébranlable d'Harmodius; ils renversèrent le pouvoir des tyrans athéniens Hippias et Hipparque (Voir Platon).
L'amour d'Adrien pour Antinoüs:
«You heard from Adrian's gilded barge the laughter of Antinoüs.» (Oscar Wilde).
Voyant qu'Adrien, pour lui, négligeait ses devoirs d'État, Antinoüs se noya pour le libérer de l'enchantement qu'il subissait, ou pour d'autres raisons... Et le Nil le reçut.
«The ivory body of that rare young slave.
With his pomegranate mouth!» (Oscar Wilde).
Lesbie et cette esclave que Catulle nommait «son moineau», dont il était à la fois admirateur et jaloux. (Voir le conte de Catulle Mendès Le moineau de Lesbie, aussi son curieux Mephistophela.)
«Il n'y a donc pas de détails libidineux?»—murmure en lui-même le public oiseux, désappointé, avec une nuance de reproche.—Ce public, à l'esprit vide, est généralement dépravé.