— Que va-t-il dire de ce que tout est si propre ? fait Mitje.

Grande question ! A sa dernière visite, il se sauva tout le temps à côté, chez sa tante, pour échapper au bruit des enfants, à la saleté de la maison, et, quand il est parti, il était rempli de vermine. Il a vingt ans maintenant. Que va-t-il dire ?

Quand je reviens de la table d’hôte, Fineke, en robe blanche et ceinture rose, accourt vers moi.

— Suske de Bastogne est arrivé.

Puis accourt Mileke, criant :

— Hy is heie ! Hy is heie[5] !

[5] Il est ici ! Il est ici !

Ils s’accrochent à moi, et, courbée entre eux deux pour me mettre à leur taille, j’entre dans la maison. Un jeune frère en soutane et manteau vient vers moi ; en un français correct, mais un peu appliqué, il me parle :

— En entrant, la première chose qui m’a frappé, c’est la propreté ; on me dit que c’est vous, madame, qui avez inculqué cela à ma sœur.

— Je n’ai fait que donner des conseils ; Mitje les a compris, appliqués ; c’est elle qui a fait de la maison et des enfants ce que vous voyez.