Et il mit les deux mains sur la poitrine.
— Quand je les prononce, je sens quelque chose qui me pénètre, un tressaillement, un bonheur intense… Amour…, joie, répéta-t-il.
Pauvre petit Suske, qui, pour pouvoir apprendre quelque peu, s’est jeté dans cette galère, où toute liberté lui est interdite, où toute expansion doit être refoulée ! Mais c’était pour lui le seul moyen d’être, ne fût-ce que quelques heures chaque jour, un être pensant, le seul moyen de ne pas devenir une simple bête de somme, attachée à la glèbe pendant dix-huit heures par jour comme son père.
Pauvre Suske ! Aimer ! Tendre ! Joie !
1917.
Je me promène avec Fineke sur la route. Le soleil nous donne dans les yeux.
— Je ne puis vous regarder, me dit-elle, à cause de cette petite chose.
Et elle me montre le disque du soleil qui perce la buée.
Une autre fois, je passe le soir avec elle par le village ; je lui montre la lune.