Claquelaque, claquelaque.

— Et le jour suivant, quand nous sommes allés chercher ta vache et que, moi, je portais le petit chat…

Clac clac, clac clac.

— J’avais douze ans alors. L’année d’après, je suis entré chez les Frères et toujours, pendant mes années d’étude, je me suis remémoré ces jours où je t’aimais plus que la Sainte Vierge.

Touc tac, touc tac.

— Tu étais ma jeune tante : je pouvais t’aimer sans remords…

Touc touc, touc touc.

— Et tu es restée pour moi ce que tu étais alors.

Claquelaque, claquelaque, claquelaque, claquelaque…

Mitje et moi, nous étions dans l’étable ; elle trayait les vaches à côté de la grange où, Suske, « frère Benoît », en vacances, la robe pendue à une fourche, en culotte et manches de gilet, battait le blé pour son père, aidé par sa tante, une mégère jaune et âpre. Et c’est par bribes et morceaux, haletés entre les battements des fléaux, que nous entendîmes ces réminiscences de Suske.