Quand il se tut et que ne nous parvenaient plus que les coups secs et réguliers des fléaux, je murmurai à Mitje :

— Mitje, pas un mot de ceci, n’est-ce pas ? tu sens bien que Suske est à plaindre d’avoir une profession qui lui interdit d’aimer.

« Voilà, pensais-je, le vrai petit Suske, et l’homme à la robe, qui fait peur à des Jantjes, est ce qu’ils en ont fait. »

6 août 1917.

En allant dîner, j’entre chez la petite femme. Mitje était penchée sur le pétrin.

— Où est votre mère, Mitje ?

— Au lit : cela a commencé, fit-elle, sans lever presque la tête ; les eaux se sont cassées hier soir.

Je traversai l’autre pièce et entrai dans la petite chambre à coucher.

La petite femme était alitée et gémissait, une vieille sage-femme à côté d’elle.

— Oh ! que je souffre ! Vous m’avez si souvent aidée, madame, aidez-moi encore.