— Mais si ce n’était que pour te le laisser, petite fille…

Et elle regardait Angelinette avec une infinie tendresse.

— D’ici là, tu seras devenue sage, et tu pourrais commencer une belle affaire pour ton compte, quelque chose de bien moderne, car il faut marcher avec son temps.

Angelinette se tordit.

— Moi, devenir sage ! Moi, une affaire ! Ah la la, Hélène, je boulotterais tout !

— Voilà le danger avec toi : j’aurai travaillé toute une vie…

— Tais-toi, grosse bête !

Et elle sauta sur les cuisses d’Hélène et la couvrit de baisers.

— Tu es une honnête créature tout de même, ma vieille chérie.

Hélène s’adressa au seigneur.