— Jan, monsieur est ton patron, fais ce qu’il te dira ; moi je vais courir de long en large ou je gèlerai.
— Oui, tante, je ferai ce que le monsieur dira.
Je me mis à courir. Et Jantje amassait de la neige à côté du sculpteur, qui eut la gentillesse d’employer surtout cette neige-là. Il lui parlait en néerlandais et lui demanda son avis.
— Ajouterai-je aux oreilles de l’âne ou à la queue ?
Jantje trouva qu’il ne fallait rien ajouter à la queue ni aux oreilles, mais ajouter tout de suite le bras droit du bonhomme Noël.
Le sculpteur et moi demandâmes en même temps pourquoi ce bras pressait tant.
— C’est avec ce bras-là qu’il jette les bonbons, n’est-ce pas, tante ?
— Ah ! voilà l’affaire ! Je vais vite mettre le bras, riait le sculpteur.
Et il appliqua de la neige autour de l’armature rudimentaire. Vers midi, le travail était ébauché.
— Nous devons rentrer, Jantje.