— Tante, comment faire ? le monsieur ne peut pas travailler sans moi.

— Ah ! oui, il faudra revenir, j’aurai besoin de neige.

— Eh bien, nous reviendrons.

A peine eûmes-nous déjeuné, il fallut qu’il y retournât.

Et voilà que le bonhomme Noël avait, pendu à son poing de neige, un cornet de caramels sur lequel était écrit : « Pour Jantje, le bon ouvrier. »

Jantje ne fut pas très étonné, mais fier.

— Tante, il a vu que je travaillais bien et que j’ai fait ajouter son bras pour les bonbons, puisque de l’autre bras il porte la verge.

Jusque vers la brune, Jantje se démena, le sculpteur travailla, et le tout fut achevé.

Alors le sculpteur dit à Jantje :

— Demain, de beaux messieurs viendront pour juger le meilleur travail. Tâche de revenir, je dirai que tu m’as bien aidé. Et c’est vrai, madame, fit-il en se tournant vers moi, son émotion m’en a donné et je crois que je l’ai communiquée un peu à mon travail. Ce petit-là ne fera rien froidement dans la vie ; et plus, il galvanisera les autres. Quelle conviction et quel exquis petit homme !