Le petit Pierre se mit sur son dada et se balança. Mais quand Jantje voulut y monter, il l’en fit descendre en disant :
— C’est mon cheval.
Puis il prit sa boîte avec les maisons, les vaches et les arbres de bois et composa un village ; mais il arrachait les objets à Jantje dès que celui-ci voulait l’aider.
Mon professeur était honteuse. Cependant son gosse lui ressemblait : il manquait seulement de discernement pour cacher son âpre égoïsme.
A la fin, Jantje, penaud, se réfugia près de moi :
— Que dois-je faire, tante ?
— Rien, mon grand, nous allons rentrer et tu joueras avec ton oncle : il fera le cheval.
— Mais je ne le frapperai pas ?
— Non.
Nous rentrâmes ; mon ami nous attendait. Deux minutes après, le jardin résonnait de gaies clameurs et de rires d’or.