— Oui ! Il pleut, il pleut bergère, chantai-je.

Les vaches meuglaient.

— Elles sentent la pluie, me dit la petite femme, et voudraient partir.

Nous respirions et aspirions goulument l’air humide, allégés, soulagés et comme remis dans notre assiette.

Jantje gambadait devant moi, habillé seulement d’un tablier et d’une paire d’espadrilles.

— Tante, je peux me laisser mouiller ?

— Oui, mon grand.

Il courut se mettre sous les gouttières. Puis il me regarda de côté, croyant que je ne le voyais pas, et alla mettre un pied dans le ruisseau. Mais quand il vit Mileke et Léon, occupés avec la bêche à leur lac, son regard devint implorant.

— Oh, tante !

— Vas-y, mon grand.