Ah ! oui, huit jours de délices, suivis d’un gros chagrin parce qu’il fallut ramener le chien à la campagne, car décidément la mère ne pouvait vivre avec cette odieuse bête autour d’elle.
Encore une lettre de la mère du petit pour demander de l’argent. Je dus refuser. Par retour du courrier, on me prévint que j’avais à rendre l’enfant, qu’elle ne pouvait se faire à l’idée qu’il avait tout et les autres rien.
Je luttai encore six mois.
Nous avions été invités à déjeuner chez des amis d’André. Un des fils était soldat. Quand il entra dans la salle à manger, Jantje se planta devant lui et ne trouva pas une parole. Il le considéra, frappé de stupeur et de respect.
— Eh bien, Jan, qu’en dis-tu ?
— Tante, c’est un vrai ?
— Oui, mon grand, il n’est ni en bois ni en plomb.
— Je peux lui parler, tante ?