— Na ! ce que tu me dis…
— Et Vondel et ses amis étaient habillés à peu près comme nos pêcheurs de l’île de Marken.
— Allons ! d’une culotte à harengs ?
— Oui, d’une culotte à harengs. Et les femmes et les petites filles portaient beaucoup de longs jupons et trois ou quatre bonnets… Et l’orphelinat bourgeois, tu sais bien, dans la Kalverstraat ?
— Oui.
— Eh bien, à cette époque, les enfants sans parents étaient abandonnés. Alors une dame Haesje Klaesd, prise de pitié, en a ramené six, je crois : elle les a habillés comme les orphelins le sont encore aujourd’hui et les a fait élever : c’est le commencement de l’Orphelinat bourgeois de la Kalverstraat.
— Mais ce que tu me racontes… dis-tu vrai ? Ah ! que c’est beau…
— Voilà maman. Je t’embrasserai tantôt sur l’escalier, quand nous descendrons pour la table de café… Tiens, maman n’entre pas…
Il ouvrit la porte pour voir. Elle était montée.
— Alors, laisse-moi t’embrasser maintenant… ici, derrière la porte de l’alcôve, où l’on ne nous verra pas de la rue.