— Elle recule aussi, regarde.

— Ah ! oui ! pourquoi ?

— Je te raconterai cela plus tard. Viens, nous irons sur le sable, puis, là entre ces pilots, nous chercherons des moules.

Nous descendîmes. Il était devenu précautionneux, dans la crainte que l’eau nous entraînerait.

Bientôt il jubilait en une joie délirante… le sable chaud, les coquillages… Entre les brise-lames, nous cherchâmes, sous les pierres, des moules dont nous remplissions le seau. Subitement il se redressa en criant et se mit sur la défensive, le dos contre un pilot, et une jambe levée comme pour donner un coup de pied.

— Tante ! Tante !

C’était un grand crabe qui, les ciseaux ouverts, s’avançait vers lui en sa marche latérale.

Je pris la bête et la déposai dans le seau.

— Tante, jette-la… Tante, est-ce une de ces bêtes sorties de la mer et qui sont devenues des hommes ?

J’avais envie de dire « oui »…