Le bougre a un regard si sincère que j’en suis touchée.

— Non, vous n’en aurez pas.

Et je frotte.

— Maintenant les couvertures. Viens, Anneke, on va l’emmailloter.

Je le roule dans trois couvertures, que j’attache avec des épingles de sûreté.

— Voilà, maintenant il faut suer.

Je prends la cruche et vais vers la porte. Son regard éploré s’attache à la cruche et dit naïvement : « Comment, elle va l’emporter sans m’en donner une goutte… »

— Allons, Anneke, passe-moi un verre, je lui en verserai un peu : mais c’est pour mieux suer.

— Oui, c’est pour mieux suer, fait-il, comme un enfant.

Je lui en donne un bon verre.