— Ah ! que j’ai mal, que j’ai mal…

Elle me déshabillait, me couchait et me couvrait.

— Tout de suite, tu auras du café.

Et elle arrivait avec la tasse pleine, un œuf et des tartines et me faisait manger sans penser à elle-même.

— Là, ma douce, maintenant tu vas dormir.

Elle me recouvrait et étendait encore son châle sur mes pieds.

Dormir !… il était bien question de cela pour moi. Toute la nausée des heures passées m’abreuvait : je m’agitais et me contorsionnais, de révolte.

— Dors, ma douce, demain tu auras encore du café ; puis je te ferai les cartes. Dors, ma douce.

Et je m’endormais ; mais j’étais si pâle et contractée, me disait-elle le lendemain, qu’elle avait passé la nuit à aller de son lit à mon canapé. Quand je me réveillais, elle était penchée sur moi.

— Ah !