— Leurs cerveaux, non ; leur cœur, oui. Ils connaissent la chanson, mais ne savent pas donner le ton.
Il me regardait avec ahurissement.
— Tu te figures maintenant être une femme qui sait discuter avec moi ; tu crois être une intelligence, mais ton cerveau est grand comme ça…
Et il montrait un petit bout de son doigt.
— Toucher à Victor Hugo et à Michelet, il faut ton ignorance pour l’oser. Ne me parle plus, tu m’horripiles.
— Ah ! tu m’embêtes à la fin : si je suis si stupide, taisons-nous et regardons les arbres, je les préfère du reste à du Victor Hugo.
Les deux bras levés, écumant de colère, il fonçait sur moi, puis s’arrêtait, la bouche large ouverte.
— Tais-toi, ignarde, sotte… piteuse pécore.
Et il allait secouer un arbre.
— Bah ! c’est bon, touche-moi seulement…