(Martial, XVII, 101.)
Ambroise Paré parle de même du «cultiveur qui entre dans le champ de Nature humaine,» et le vieux naïf médecin Jacques Duval (Traité des Hermaphrodits, chap. VI), «de la première culture qui se fait dans le champ naturel» des filles. Brantôme a dit plus plaisamment: «Le cas d'une femme est une terre de marais; on y enfonce jusqu'au ventre.» Rabelais appelle le membre viril «le manche que l'on nomme le laboureur de Nature,» et Maynard le dépeint:
Roide, entrant tout ainsi que la pointe d'un soc
Qui se plonge et se cache en toute terre grasse.
(Cabinet satyrique.)
Si pour cueillir tu veux donques semer,
Trouve autre champ et du mien te retire.
(Clément Marot.)
D'autres locutions Latines appartenant au même ordre d'idées: Hortus muliebris, hortus Cupidinis ou Hesperidum, irrigare hortum, etc., ainsi que les noms de divers instruments et opérations de jardinage: ligo, raster, palus, falx, bêche, hoyau, serpe, façonner, enter, écussonner, abattre du bois, mettre la cognée dans la forêt, sont également du style badin. Brantôme dit d'une femme mariée, qu'elle s'était réservé «l'usage de sa forêt de mort-bois, ou de bois mort;» Tallemant des Réaux appelle «grand abatteur de bois» un coureur de femmes. Cueillir des fleurs, des fruits, des roses, dans le jardin de Vénus, appartient à un jargon tout à fait suranné maintenant, mais nos vieux poètes et conteurs aimaient assez jardinet et jardinier:
Ces larges reins, ce sadinet