Καὶ μάλιστ' ὀσφραίνομαι τῆς Ἱππίου τυραννίδος,
Je flaire là-dessous la tyrannie d'Hippias,
dit encore le chœur des vieillards dans Lysistrata, v. 618, lorsque les femmes voulant s'emparer du gouvernement, il craint qu'elles ne fassent la loi aux hommes et ne les chevauchent. Dans diverses pièces de l'Anthologie, des courtisanes suspendent en ex-voto, devant l'autel d'Aphrodite, des mors, des fouets, des éperons, pour la remercier de les avoir fait allègrement caracoler sur leurs coursiers d'Étolie, id est sur de beaux et fringants jeunes hommes.
Tout au contraire, chez les auteurs modernes, quand ils parlent de chevaucher, cavalcader et caracoler, c'est de l'homme qu'il s'agit, et la monture est la femme:
Carmes chevaulchent nos voisines
Mais cela ne m'est que du meins.
(Villon, Petit Testament.)
Un médecin, toi sachant,
Va ta femme chevauchant.
(Tabourot, sr des Accords.)