(XI, 7.)

Donne-moi des baisers, mais Catulliens;

Et si tu m'en donnes autant qu'il le dit,

Je te ferai cadeau du moineau de Catulle.

Ainsi compris, on voit quel serait le passereau qui faisait les délices de Lesbie, qu'elle agaçait du bout du doigt, qui se réfugiait dans son sein, qui ne pépiait que pour elle et qu'elle aimait plus que ses yeux, car il était couleur de miel, nam mellitus erat[16]. Depuis, Italiens et Français ont usé et abusé de l'oiseau et de la cage, mais les Italiens encore plus que les Français. Boccace leur a donné l'exemple en écrivant son joli conte du Rossignol; le lusignuolo et la gabbia, l'uccello, le passerotto et la passerina, reviennent continuellement dans l'Aretino; ceux qui connaissent Baffo savent seuls à combien de sauces l'osello peut s'accommoder. Parmi les Français, sans oublier la chanson populaire:

Ah! le bel oiseau, maman,

Qu'Alain a mis dans ma cage!

contentons-nous d'en citer deux ou trois:

Autant et plus que sa vie

Phyllis aime un passereau;