Voilà les monstruosités qu'il était défendu à un littérateur de posséder, sous le règne du bon roi Louis-Philippe.
Revenons, en terminant, au Manuscrit qui fait l'objet de cette publication.
Noël y avait fondu ses notes et additions, voulant ne donner qu'un seul texte; mais les idées comme le style du prêtre défroqué de 1791 n'étaient pas sans disparate avec la manière de penser et d'écrire du vieux Blondeau: aussi, ai-je préféré distinguer les deux auteurs, en rejetant au bas des pages ce qui appartient à Noël. Quant au mérite et à l'utilité de ce Dictionnaire spécial, je laisse à plus compétent que moi le soin de l'apprécier: je ne puis donc que renvoyer le lecteur à l'Essai sur la langue érotique, travail original et approfondi, qu'on trouvera ci-après et qui n'est pas la moindre curiosité de ce volume.
Isidore Liseux.
Paris, 30 Avril 1885.
Dans la version électronique, les entrées de François Noël sont indentées en caractères plus petit.
NOTE
D'HYACINTHE-THÉODORE BARON
Premier Médecin des Camps et des Armées du Roi,
Ancien Doyen de la Faculté de Médecine de Paris.
Un homme de lettres de la fin du dernier siècle[5], composant un petit Dictionnaire[6], qui a eu la plus grande vogue, avait mis à part les mots licencieux qui se trouvent dans les différents auteurs Latins. Son intention était d'en faire un petit Dictionnaire séparé, en y joignant l'interprétation Française, et des périphrases pour expliquer la signification des mots de la manière la moins déshonnête qu'il serait possible; il l'avait intitulé: Dictionarium vocum obscenarum quae apud varios authores reperiuntur, ex universali meo decerptum.
[ [5] Me Pierre-Nicolas Blondeau, avocat en Parlement, censeur des livres et inspecteur de l'Imprimerie que M. le duc du Maine avait établie à Trévoux, sous l'autorité de M. de Malezieux, chancelier de la principauté de Dombes.