Et pourtant lampes symboliques,
Vous gardez vos feux immortels
Et la brise des basiliques
Vous berce sur tous les autels.

Et mon œil aime à se suspendre
À ce foyer aérien,
Et je leur dis sans les comprendre:
Flambeaux pieux, vous faites bien.

—C'est tout?

—Oui, mon oncle, mais c'est beau. Que dites-vous de la poésie de ma cousine?

—C'est un peu court, mais je suis satisfait.

Francine, quand je te disais que tu tiens de moi, mon enfant, tu le vois, ça n'est pas plus difficile que cela.—La rime et la mesure y sont, ce n'est vraiment pas trop mal pour un début, il y aura des corrections à faire et beaucoup, mais, dame! on n'entre pas comme cela de plain pied dans le secret des dieux.

J'aurai sans doute du mal à faire un chef-d'œuvre de ton œuvre…, mais lorsque j'y aurai mis la dernière main…»

Décidément cette dernière main de mon grand-oncle, elle est comme le doigt de Dieu… infaillible.

Le 14 septembre.

Aujourd'hui nous avons pêché toute l'après midi.—C'est la règle inflexible des Granges—tous les jeudis en prévision du vendredi, mon grand-oncle tend ses lignes quatre heures durant, au bord d'un clair ruisseau. Jeudi il était rêveur, à plusieurs reprises il a abandonné sa ligne pour tirer un papier de sa poche et le lire attentivement; c'est l'œuvre de Francine… il y a tant de corrections à faire!