La collection Tapling, léguée au Musée Britannique aurait, dit-on, une valeur de plus d'un million.
La collection du roi d'Angleterre, Edouard VII vaut environ 1 million.
Le tsar Nicolas II cherche, à grand prix, la conquête des rares timbres qui manquent à son musée; jusqu'à présent il n'a pu se procurer celui de l'Ile Maurice, tiré en rouge et bleu, dont il n'existe que 200 exemplaires. La collection du tsar de Russie vaudrait environ 750.000 fr.
Les prix payés pour une collection sont parfois surprenants. Certaines sont évaluées de 3 à 400.000 francs.
Un M. Donatis qui collectionnait, avec la même passion, les tableaux de maîtres et les timbres-poste, a vendu cette dernière collection 65000 fr.
MM. Caillebotte ont retiré en Angleterre de leur collection, la somme de 200.000 fr.
Le directeur de la Compagnie d'assurances la «Providence» a vendu la sienne cinquante et quelques mille francs. Celle de M. Arthur de Rothschild est aujourd'hui vendue: elle valait environ 150.000 francs.
Quant à M. Sharpe, un Anglais, il a tout simplement bâti un palais pour loger ses timbres; aussi, l'appelle-t-on le Palais des Timbres. Ces timbres ne sont pas renfermés dans des albums, comme il est d'usage, M. Sharpe, lui, a eu l'idée assez originale, d'en tapisser les murs, les plafonds et les portes de sa maison.
Bien plus, il en a collé sur les différents meubles de son salon: la table du milieu, la bibliothèque, le canapé et toutes les chaises sont recouverts de timbres provenant à peu près de tous les pays du globe. Dans cette pièce, le plafond est orné des portraits de la reine Victoria et du prince de Galles, deux fois grands comme nature, en timbres de diverses couleurs. Là aussi se trouve une reproduction de la tour Eiffel.
Le propriétaire a mis un quart de siècle à recueillir cette collection, aujourd'hui évaluée à 40.000 livres sterling ne comprenant pas moins de 7 millions de timbres, sinon très rares, du moins fort curieux dans leur ensemble.