Notre-Dame-des-Victoires est une des églises qui possèdent encore le plus de reliques; avant 1871, elle en avait un nombre considérable.
Malheureusement, la Commune visita l’église et enleva pour ainsi dire tous les reliquaires qui étaient en or et chargés de pierres précieuses.
On vit disparaître aussi la couronne donnée en 1853 par Pie IX à la Sainte-Vierge et qui ne valait pas moins de soixante-dix mille francs.
On a pu réunir cependant un grand nombre d’ossements qui sont renfermés dans quatre grands reliquaires et placés au chœur et à l’autel de la Vierge.
Quelques reliques sauvées avec leurs reliquaires sont placées sur l’autel de saint Augustin.
Saint Merri est l’aînée des églises de Paris; elle remonte au VIIIe siècle. Il y existe une crypte à l’endroit où se trouvait le tombeau de saint Médéric son patron. Les magnifiques vitraux qui l’ornaient jadis ont été enlevés, mais elle est encore très ornée de superbes peintures.
Saint-Thomas d’Aquin renferme de très belles peintures, Notre-Dame de Lorette rappelle le style d’une basilique romaine. L’extérieur est donc sévère et froid, mais l’intérieur rend bien la physionomie de ce quartier mondain.
L’église Saint-Etienne du Mont est très ancienne, elle doit son nom à sa situation sur la montagne Sainte-Geneviève. Son style se ressent un peu de la lenteur de sa construction et des remaniements apportés par ses différents architectes. On en rapporte quand même un bon souvenir: l’extérieur est assez beau et l’intérieur tout à fait superbe, tableaux et vitraux sont remarquables, mais ce qui l’est peut-être davantage parce que cela se voit plus rarement, c’est le jubé ainsi que deux escaliers qui s’enroulent autour des piliers et conduisent à la plate-forme. Ses clefs de voûtes le sont également ainsi que la magnifique galerie qui unit les piliers et fait le tour de la nef et du chœur.
Saint-Etienne du Mont est contiguë à l’ancienne abbaye de Sainte-Geneviève, dont il ne nous reste qu’une tour, la tour de Clovis, attenant au lycée Henri IV. La chaire est un chef-d’œuvre de sculpture sur bois. Ici reposent le Raphaël français Le Sueur, le profond philosophe Pascal, le célèbre poète Racine, le savant écrivain Le Maistre de Sacy. L’archevêque Mgr Sibour y fut assassiné le 3 janvier 1857.
Voilà donc les églises que j’ai le plus remarquées et que j’énumère sans ordre comme elles se présentent à ma mémoire, j’en ai visité d’autres mais qui m’ont moins frappée.