C’est une véritable débauche, une frénésie, une fureur.
Et les philosophes s’en vont répétant le mot connu: «colle dessous, colle dessus, colle partout!»
On voit des affiches de toutes les couleurs, jaunes, vertes, rouges, bleues, violettes, etc.
On calcule qu’il est dépensé six cent mille kilogrammes de papier à affiches pendant la période électorale à Paris seulement. Un joli chiffre comme on voit.
Il pleut à verse. Puisse cette douche calmante rafraîchir les cerveaux surexcités par la politique.
On dit que chaque peuple n’a que le gouvernement qu’il mérite; eh! bien, il faut croire que nous ne valons pas grand chose à en juger par nos gouvernants.
Le Pilori a publié dernièrement cette jolie chansonnette qui peint la situation:
GRANDES MANŒUVRES ÉLECTORALES
(Air de: LA BOITEUSE.)
Au ministère, en ce moment,
Il y a tout un chambardement:
On prépar’, pour les élections,
De grandes mobilisations,
Chaque jour arriv’nt par paquets
Des préfets et des sous-préfets,
Des maît’ d’écol’, des percepteurs,
Que c’est comme un bouquet de fleurs!