[21] Voir notre "Revue Analytique des ouvrages écrits en centons depuis les temps anciens, jusqu'au 19me siècle." London: Trübner, 1868, in 8º de 505 pages.

[22] Découvertes des ruses qui se pratiquent ès disputes de la foy, quand on n'en peut rendre raison, par un docteur Catholique. Paris: Cl. Chapelet. 1613.

Histoire Littéraire de la France, 4º, tome iv. P. 3.

Le Pape et les Conciles, par Janus.

Blondel, Pseudo-Isidorus et Turrianus Vapulantes.

Nos pieux ancêtres du douzième siècle s'avisaient d'un expédient fort simple pour sanctionner l'existence de traditions profondément gravées dans la mémoire, ils fabriquaient des documents constatant leur origine. Une fraude pieuse dans ce temps-là était une invention reçue, destinée à remplir une lacune historique ou religieuse.[23]

[23] Les Manuscrits Français de la Bibliothèque du Roi, etc., par Paulin, tome i. p. 162. Paris: Techener. 1836.

Quas natura negat, præbuit arte vias, comme dit Claudien.

La chose était portée si loin, que l'an 1500 le Pape Gélase se crut obligé de publier un décret De libris recipiendis et non recipiendis, où il établit la distinction entre les ouvrages authentiques et ceux qui étaient forgés.

"Le monde est plein d'impostures et de suppositions, s'écrie Guez de Balzac, je dis même le monde savant, celui qu'on appelle la république des lettres."