On a du reste de lui, d'autres essais en ce genre.

Il est possible qu'il ait été encouragé par le succès des Lettres de Ganganelli (Clément XIV.), fabriquées par le Marquis de Caraccioli, et publiées en 1779. Tout le monde en a été longtemps la dupe. Il en fut de même des vigoureux pamphlets qui rendirent Boulanger odieux aux catholiques, et dont Damilaville était l'auteur, comme maintenant on le sait à n'en pas douter.[80]

[80] Nodier, "Questions de Littérature Légale," page 74.

Une des plus heureuses supercheries de la dernière moitié de ce siècle, fut la chanson attribuée à Marie Stuart:—

"Adieu! plaisant pays de France,

O ma patrie

La plus chérie,

Qui a nourri ma jeune enfance."

Elle parut pour la première fois en 1765, dans l'Anthologie Française (4 vol. 8º.), comme tirée du manuscrit de Buckingham, et la supposition fut répétée jusque dans la première édition de la Biographie Universelle de Michaud. Cependant dans le volume de Septembre 1781, de l'Esprit des Journaux,[81] on prouve déjà que la Reine d'Ecosse, qui n'a jamais fait que de très pauvres vers, ne peut être l'auteur de ceux-ci.

[81] "Mêlanges d'Histoire et de Littérature," par M. De Villenfagne.