La Harpe en fait un grand éloge, "Elle partage avec Mme De Tencin la gloire de disputer la palme à nos meilleurs romanciers. Peu de femmes, peu d'hommes même, ont pensé avec autant de finesse et écrit avec autant d'esprit."

Le continuateur du Candide de Voltaire, dont nous ignorons le nom, n'a pas aussi bien réussi.

De même, certains éditeurs de La Nouvelle Héloïse ne se sont guère tirés heureusement d'une nouvelle lettre de Saint Preux, qu'ils ont intercalée.

On sait que Scarron ne publia que les deux premières parties du Roman Comique.

Après sa mort on parla d'une conclusion de ce roman, qu'un homme de mérite allait donner au public, d'après les mémoires laissés par Scarron. Cet ouvrage ne paraissant pas, une première suite fut publiée par A. Offray qui présente, en 17 chapitres, la fin du roman.

Une seconde suite par Preschac, continue en 20 chapitres, les aventures de Ragotin, et de la troupe des comédiens; mais sans amener une conclusion de l'ouvrage.

Une continuation, peut-être moins difficile à composer, fut donnée au public par le Duc De Levis, mort en 1830; ce fut celle des contes de Zénéïde et des Quatre Facardins d'Antoine Hamilton. On rapporte que celui-ci avait écrit une seconde partie de ce dernier conte, qui avait été montrée en manuscrit à Crébillon fils, par Mademoiselle Hamilton.

Malheureusement il n'emporta pas ces papiers en se retirant, comme il aurait pu le faire. Lorsqu'il revint enfin les demander, il apprit qu'ils avaient été mis au feu.

TROISIÈME SECTION.

DES PASTICHES, IMITATIONS ET SUPPOSITIONS D'AUTEUR, DANS LES BEAUX ARTS.