— Monsieur le comte, reprit-il avec fermeté, vous quitteriez, j'en suis sûr, ce ton de raillerie et de bravade, si vous vouliez bien vous souvenir qu'il ne s'adresse ici qu'à des femmes et à des vieillards.
Raoul pâlit. — Après un silence:
— Vous avez raison, monsieur, dit-il. Recevez mes excuses.
Et se tournant vers miss O'Neil:
— Puis-je avoir, mademoiselle, quelques minutes d'entretien avec mademoiselle de Férias?
— Non, monsieur.
Raoul leva légèrement les épaules:
— Eh bien, monsieur le curé, je vais me rendre de ce pas chez M. le marquis de Férias, et je m'engage sur l'honneur à ne pas prolonger mon séjour ici d'un seul instant sans son assentiment.
Il descendit alors à grands pas le revers de la falaise, salua gravement Sibylle en passant et entra au presbytère.
Sibylle, informée par miss O'Neil de la résolution qui avait clos le débat, se hâta de remonter en voiture et d'aller annoncer à son grand-père la visite extraordinaire à laquelle il devait se préparer.