— Pas ici !… Mais je n’y comprends rien… J’ai sonné à côté et personne ne m’a répondu !

Un monsieur que je n’avais pas vu encore, intervenait :

— C’est que la bonne couche en haut, et qu’elle est déjà couchée… Mais entrez donc, madame, je vais voir…

Je m’excuse et j’entre… Que pouvais-je faire ?

La maîtresse de la maison m’installe au coin du feu, tandis que son mari est parti, et essaie de se faire entendre de la villa voisine. Un salon anglais coquet, confortable, très clair, un bon feu dans la cheminée, un chat qui ronronne devant, une femme accueillante et gaie qui rit et me console de ma mésaventure…

Le mari rentre.

— Rien, non plus… dit-il… Ces dames sont peut-être en voyage ?…

— Non… puisqu’elles m’attendent…

— C’est singulier !… Je vais aller demander au prêtre catholique s’il les a vues aujourd’hui.

Et il sort à nouveau… La dame m’offre alors de me réconforter ; elle m’offre de tout, du jambon, du whisky, du cacao… Et je m’indigne contre ma vieille amie qui me met dans une position ridicule et fausse, d’être prise pour une aventurière.