Et comme elle doit faire en sorte, que pas une ne demeure dans l'oisiveté, qui est la source de tous les vices, mais qu'elles employent toutes le tems utilement au Service divin, ainsi elle doit prévoir qu'aucune ne soit plus chargée qu'il ne lui est convenable, pourvoyant les Officieres d'aides nécessaires.

Et comm'elle doit obéir aux Supérieurs, de même aussi elle doit procurer que toutes les Sœurs obéissent non-seulement à elle, mais encore à la Sous-Prieure, & aux autres Officieres subordonnées, lorsqu'elles seront destinées pour les aider en quelque chose.

Qu'elle prenne garde que l'on observe les bonnes coûtumes du Monastére. Et de n'en introduire aucune sans le consentement de la plus grande partie des Sœurs, excepté celles, qu'elle & ses Conseilleres jugeroient nécessaires pour l'exacte observance de la Religion, & pour y entretenir le bon ordre.

Et que les Ordonnances faites par les Supérieurs soient observées, puisque toutes les pratiques d'obéissance aident à s'édifier, & qu'elles sont des volontés de Dieu, signifiées par les Supérieurs.

Qu'elle consulte souvent avec les Discrettes selon les conjonctures differentes, quand elle aura besoin de leur conseil; & il sera à propos qu'une fois la semaine, ou bien tous les 15. jours, elle fasse cette consulte pour voir s'il y a quelque chose qui ait besoin de réformer.

Qu'elle change, ou qu'elle dispense judicieusement, & prudemment des règles, que quelqu'une pour de légitime empêchement ne pourroit observer.

Et parce que les Pénitences aident beaucoup à maintenir la discipline réguliere, qu'elle fasse conformément à l'Ordre de notre Pere St Augustin, que celles qui la transgresseront soient corrigées.

Et pour les fautes publiques, qu'elle en impose une pénitence publique.

Du bien commun pour ce qui regarde la santé des Sœurs.

Chapitre XIII.