Abord. V. D'abord.

Abouler. Arg. Venir, aboutir, en finir.

Abre. Pour Arbre est du patois nor. Montaigne l'emploie souvent.

Abrier. Vieux mot qui signifiait Mettre à l'abri. Est encore usité en Normandie et en Bretagne pour Couvrir, et S'abrier pour Se mettre à couvent. Nous l'avons aussi conservé dans l'acception de Se couvrir, lorsqu'on est au lit.

Abuser. —— quelqu'un, sig. le Tromper. Employé dans le sens de Maltraiter de paroles, c'est un affreux anglicisme, dont peu de personnes, il est vrai, se rendent coupables.

Accession. Bossuet ayant écrit Accession au trône, on pardonnera aux Canadiens d'avoir dit si souvent Accession au pouvoir. Par esprit de conciliation, ils diront désormais Avènement.

Accoster. Aborder quelqu'un. Il m'accosta lorsque je n'y pensais pas (Acad.). Très usité chez nous.

Accoter. Appuyer de côté. On s'appuie de toutes sortes de manières; on s'accote quand on s'appuie sur le côté; on s'accoude quand on s'appuie sur le coude; on s'adosse quand on s'appuie sur le dos (Bescherelle).

Accoutumance. Est dans la septième et dernière édition du Dict. de l'Acad. Prendre, donner une mauvaise accoutumance.

Acculoire. Pas fr. Avaloire, pièce du harnais des chevaux qui leur descend derrière les cuisses et sur laquelle ils s'appuient pour retenir la charge et pour reculer.