—C'est entendu! Tu ne t'expliqueras jamais davantage sur ce sujet. Raconte-moi au moins le reste.

—Quel reste? Il y a un reste? demandait Romagny.

—Oui... ce que l'on dit de la mort de la première baronne... que tu as connue.

—On dit qu'elle est morte... Voilà tout.

—Et de celle d'un certain Pastouret, intendant à Bois-Peillot.

—Je te jure encore une fois, répliquait l'artiste avec humeur, que je ne sais rien, absolument rien. Je ne puis que me récuser, par conséquent... D'ailleurs, ne parlons plus de tout cela... Cela vaudra mieux... Rien ne m'assomme comme tous ces cancans de province...

Et, réduit ainsi à ses propres forces, le pauvre Charaintru finissait par borner sa conférence au simple récit des faits apparents du grand procès du baron Pottemain.

Le vicomte allait renoncer à jamais de pénétrer le secret de cette énigme, quand un incident inattendu vint exciter de nouveau, et au plus haut degré, sa curiosité.

Il traversait une après-midi la place Saint-Sulpice, quand il croisa une jeune femme, fort élégamment, quoique simplement mise, sur laquelle il leva les yeux.

Charaintru s'arrêta net, croyant être le jouet d'un effet d'optique. La femme qui venait de passer près de lui était Pauline Marzet...