—Je vous le dirai dans deux jours, quand nous l'aurons vu, fit avec hésitation le châtelain que cette question semblait embarrasser.
V
La partie de chasse projetée fut organisée deux jours après.
M. de Guermanton et M. de Charaintru partirent de grand matin, à pied, le fusil sur l'épaule.
Un break devait un peu plus tard conduire les deux dames et les enfants à une ferme située à la limite des deux communes de Besson et de Souvigny.
Vers quatre heures, Mme de Guermanton décida de se porter à la rencontre des chasseurs.
La petite troupe se mit en marche, côtoyant, par un sentier plein d'herbe, le saut-de-loup qui, pendant un quart de lieue, séparait du domaine de Bois-Peillot la propriété de M. de Guermanton.
Parvenue à un petit pont de bois rustique qui enjambait le saut-de-loup et donnait accès dans un vallon boisé, Jeanne fit signe aux enfants de s'arrêter et montra du doigt à Pauline un groupe de quatre personnes qui s'avançait de leur côté en causant tranquillement.
—Papa et M. le curé! s'écria Georges en reconnaissant M. de Guermanton.
Mais Jeanne imposa d'un geste impérieux silence au petit garçon.