. . . . . . . . . . .
La pièce avait été placée délicatement à la fin du spectacle, afin que les personnes qui en seraient tentées pussent quitter la salle à temps. Il est inutile d'ajouter que la salle, à moitié vide jusque vers minuit, était remplie jusqu'au cintre lorsque la toile s'est levée pour les premières répliques de La Casserole. Seulement les espérances ont été déçues. Cet acte, d'une étonnante niaiserie, est en outre moins malpropre que d'autres que nous avons vus au même théâtre. Il y a des nuances dans l'immonde.
(Le Moniteur Universel)
. . . . . . . . . . .
C'est un tableau, non pas populaire, mais outrageusement canaille que M. Méténier a brossé avec un talent réel.
Ce genre est grandement contestable et ne serait admis dans aucun théâtre public. Mais comme étude, je n'y trouve pas à redire. Les mêmes scènes grossières, les mêmes détails crapuleux sont traités couramment par les peintres, figurent dans les expositions, sont applaudis de tout le monde quand l'art y domine, et décrochent des médailles du jury.
Pourquoi la peinture vivante par le théâtre n'aurait-elle pas le même champ que la peinture figée par le pinceau?
Pourquoi ce qui provoque ici l'admiration fait-il jeter là les hauts cris? Pourquoi?
Mais il y aurait long à disserter là-dessus et voici que le jour fait pâlir ma lampe.
(La France)
. . . . . . . . . . .
Ce sombre croquis des mœurs de la basse crapule n'a pas tenu tout ce qu'il promettait. On espérait plus de hardiesse de la part de l'auteur d'En Famille, et j'ai bien vu que les dames dissimulées dans les loges du Théâtre Libre n'avaient pas épuisé la grosse provision de pudeur offensée dont elles s'étaient munies avant de se rendre à l'invitation de M. Antoine. Un peu d'argot, quelques mots grossiers sont un fade ragoût pour des palais tels que les nôtres.
On est parti déçu.